À Chaumont, Maylis Denizet découvre les plaisirs et défis de l’aventure entrepreneuriale

À Chaumont, Maylis Denizet découvre les plaisirs et défis de l’aventure entrepreneuriale

Il y a tout juste un an, Maylis Denizet ouvrait Lobélista au cœur de Chaumont. La lauréate 2025 du concours « 101 femmes entrepreneures » de la CMA dresse aujourd’hui un bilan précis. Sa boutique, dédiée aux cosmétiques et aux soins du cuir chevelu, trace son chemin.

La jeune entrepreneure de 27 ans ne cache pas les difficultés rencontrées. Cette première année d’activité s’est voulue « hyper riche ». La gestion administrative et la comptabilité demandent un investissement massif. « Ce sont des choses auxquelles tu ne penses pas », confie-t-elle. Heureusement, l’appui de la CMA et de sa banque a été décisif.

Lobélista à Chaumont : les réalités d’une première année d’activité

L’aventure entrepreneuriale n’est pas un long fleuve tranquille. Une fois le rideau baissé, le travail continue loin des regards. Compter ses heures devient un luxe que peu de créateurs peuvent s’offrir. La découverte des coulisses est exigeante, mais profondément formatrice.

Cette réalité oblige à structurer son temps avec méthode. Accueil, commandes, communication, soins : chaque journée mobilise des compétences variées. Un exercice intense qui explique pourquoi l’accompagnement reste la clé. « Il faut être vraiment bien entouré », insiste-t-elle, en contrepoint d’un discours parfois trop lisse.

Les défis quotidiens d’une création d’entreprise

La fréquentation du centre-ville reste indexée sur la météo. Les premières semaines ont été marquées par de longues journées d’attente. Puis la période des fêtes a offert un « beau tremplin » en novembre et décembre. Cet élan se répercute sur l’exercice 2026 avec une « croissance lissée ».

Comment capter durablement une clientèle quand les réseaux sociaux peinent à mordre ? Maylis Denizet observe un phénomène simple et puissant. Le bouche-à-oreille dépasse largement les campagnes digitales. « Les clientes viennent puis en parlent à leurs sœurs et à leurs copines », explique-t-elle. Une fois cette confiance acquise, les retours sont excellents et la fidélité s’installe.

Les plaisirs et la stratégie de développement au centre-ville

Derrière les défis se cachent des satisfactions quotidiennes. Le plaisir de partager, de conseiller et de voir les clientes revenir. Maylis Denizet a imaginé un espace chaleureux. Elle y combine soins esthétiques, soins capillaires et découverte de produits sélectionnés avec soin.

Cette vision s’inscrit dans une dynamique d’innovation locale. La jeunesse du projet lui permet d’expérimenter sans attendre. Les outils numériques servent la relation humaine, sans la remplacer. C’est cette alchimie qui construit la réputation de Lobélista rue Victoire-de-la-Marne.

Les priorités définies pour l’an 2

L’avenir se prépare dès à présent. Les objectifs de la fondatrice sont clairs et mesurables. Elle souhaite consolider les acquis tout en diversifiant les sources de revenus.

  • Organiser des événements ponctuels pour animer la boutique.
  • Développer davantage le pôle soins, véritable valeur ajoutée.
  • Pérenniser l’entreprise sur un horizon de deux ans.
  • Dégager un premier salaire dès cette nouvelle année.

La trésorerie reste le nerf de la guerre. « Je ne me dégage aucun salaire pour l’instant », précise-t-elle. Pour l’an 2, c’est l’objectif prioritaire. Une discipline financière stricte, indispensable à la pérennité du commerce.

L’innovation locale et le dialogue avec la mairie

Le développement d’un commerce ne se fait jamais seul. Maylis Denizet entretient un dialogue constructif avec la Ville. Une réunion récente a réuni l’UCIA et la mairie autour d’un objectif commun. « On sent une volonté commune d’organiser des événements », se réjouit-elle.

La période de Noël représente une opportunité commerciale majeure. Selon elle, le potentiel reste sous-exploité dans le centre-ville. Des animations mieux pensées pourraient attirer plus de visiteurs. Cette synergie locale profiterait à tout le tissu commercial de Chaumont.

Prendre soin de soi pour mieux entreprendre

Quel est le conseil central de cette création d’entreprise ? Maylis Denizet le résume en une phrase. « Avant de prendre soin des clients, il faut prendre soin de soi. » Dans le tourbillon d’une première année, l’énergie devient une ressource rare et précieuse.

Cette hygiène de vie est un facteur clé de réussite. Elle permet d’encaisser les coups durs et de garder le cap. La fondatrice en a fait sa boussole.

Plaisirs de l’aventure Défis de l’aventure
Conseiller et partager son savoir-faire Gérer la partie administrative et comptable
Fidéliser grâce au bouche-à-oreille Faire face à l’incertitude de la fréquentation
Bénéficier d’un accompagnement CMA et bancaire Accepter de ne pas se verser de salaire en année 1
Construire un dialogue concret avec la mairie Maintenir un rythme de travail soutenu

Le chemin parcouru en douze mois est considérable. Maylis Denizet a transformé une intuition en un lieu de vie pour le centre-ville. Son projet incarne un entrepreneuriat féminin concret et déterminé. L’histoire de Lobélista confirme que la réussite se construit par étapes, avec patience et exigence.

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